2017-« Les maisons des obscurs » Projet d’ouvrage de l’Association Patrimoine(s)

jeudi 9 mars 2017

« Les maisons des obscurs »
Projet d’ouvrage de l’Association Patrimoine(s)
Editeurs : Catherine et Bernard Desjeux Editions Grandvaux

Avec cet ouvrage, l’association Patrimoine(s) fait un pied de nez taquin et amical au dispositif mis en place par le Ministère de la Culture : « les maisons des illustres », en valorisant le patrimoine des « anonymes et des sans grade », bâti entre 1850 et 1950, en Normandie.

Martine Pastor est interviewée dans "La vie" pour évoquer les Maisons des Obscurs et notre projet d’ouvrage :

http://www.lavie.fr/solidarite/carnets-citoyens/en-normandie-les-maisons-des-anonymes-au-coeur-d-un-ouvrage-12-09-2017-84771_459.php

Objectifs :
-  Recenser et décrire, avant qu’il ne soit trop tard, des maisons représentatives de métiers (maisons de tisserands, pêcheurs, gardes-barrières, instituteurs, ouvriers …),
-  Relier ce bâti à la vie quotidienne des occupants en valorisant témoignages et objets du quotidien.

Contenu
o L’échantillon choisi est volontairement modeste, une vingtaine de maisons. Il a été décidé de ne pas prendre en compte les logements de l’habitat collectif, sujet déjà longuement traité. Cet habitat pauvre utilise les ressources locales, la terre, la brique, le silex, le bois . Il comprend :

  • les abris les plus humbles : gobes des falaises de Dieppe, loges des sabotiers dans la forêt de Lyons, châlits et paillasses dans les étables, « grottes » de bergers.
  • Les plus sophistiquées dans la simplicité : maisons d’ouvriers primées à l’exposition universelle (Bolbec), cités jardins du Trait.
  • Les maisons de corporations : maisons de douaniers, de tisserands, de pêcheurs, d’instituteurs.
  • Les maisons-types, maisons de gardes-barrières et prototypes comme les maisons métalliques, ou la maison unique de Le Corbusier à Saint-Nicolas d’Aliermont.
    o Les témoignages de ceux qu’on appelait autrefois « les petites gens », souvent difficiles à obtenir : ThéThé a honte de son enfance de fille de bûcheron et refuse d’en parler dans un premier temps.
    o La description de quelques objets est d’autant plus importante qu’il y en a peu :, la lessiveuse, la cuisinière, le lino …
    o L’iconographie est délibérément hétéroclite : plans d’archives, photos d’amateurs, mais aussi remarquables photos de Henry Salesse, fonctionnaire du Ministère de la reconstruction chargé dans les années 1950 d’une enquête sur « les taudis » à Rouen.

Démarche
o La collecte des documents et des témoignages s’est faite à partir des archives municipales et régionales, des archives des associations – riches et trop souvent inexploitées - mais aussi grâce aux riches bases de données de l’Inventaire et de la DRAC.


Les maisons des obscurs